Les jardins de Claire!

Une moitié de son jardin sert aussi  à faire pousser des légumes de tous les jours : tomates, concombres, courges , fèves, pois, pommes de terre, des fraises délicieuses, betteraves, salades, choux et une multitude de fines herbes de toutes sortes

les jardins de Claire

Située à une quinzaine de kilomètres de St Jean Port Joli, sa maison et ses  jardins sont  à Ste-Louise.  L’utilisation de ces jardins est surtout orientée sur les fleurs et différentes plantes qui servent à ses élexirs floraux, tel que la bourrache, plantain, soucis, consoude, mauve, fleur de sauge (qui d’ailleurs arômatise très bien les viandes et marinades). Une moitié de son jardin sert aussi  à faire pousser des légumes de tous les jours : tomates, concombres, courges , fèves, pois, pommes de terre, des fraises délicieuses, betteraves, salades, choux et une multitude de fines herbes de toutes sortes. Elle a aussi une serre bien rempli.

les jardins de Claire Claire ne recherche pas la certification « bio », mais elle connaît la provenance de tout ce qu’elle met dans son jardin. Elle utilise surtout  son composte comme fertilisant et parfois du fumier de vaches heureuses. Les insectes sont repoussés par le compagnonnage et des insecticides homéopathiques.

Étienne a détourné le courant de la rivière

Étienne a détourné le courant de la rivière

Durant la semaine passée chez elle, nous avons effectués plusieurs tâches diverses. Nous avons commencés par du désherbage intensif contre certains intrus perpétuels (bardane, bamboo, pissenlits et tous les petits mauvais herbes). Nous avons fait séché de la mylice et des fleurs de sauge. Nous avons d’ailleurs apprit comment bien faire sécher des bouquets d’herbes. Il suffit de les accrocher à différentes hauteurs dans un endroit bien ventilé. En plus, ça sent super bon! Étienne a aussi détourné le courant de la rivière afin de réapprovisionner la pompe qui sert à l’arrosage des jardins.

 la préparation des fleurs d'ail marinées

la préparation des fleurs d'ail marinées

L’appel de la pêche et la cueillette de chanterelles , la préparation des fleurs d’ail marinées et la confiture de rhubarbe nous ont occupé autant que le reste. Nous avons préparé les jardins autant que possible mais c’est une tâche à laquelle il faut donner une attention continue. Malgré un séjour d’une semaine et une multitude de tâches accomplies, sa maison et ses jardins sont constamment en projet.

Nos découvertes :

  • les  fleurs de sauge et les oignons égyptiens
  • l’utilisation d’insectes néfastes comme ingrédients dans les insecticides homéopathiques ( encore seulement au point de vue scientifique)
  • Fish & chips avec des truites de ruisseau.

BOUFFE!

  • Fish and ship de truite du ruisseau, pommes de terres rôties à la provençale, salade du jardin et mayo au hareng fumé et citron.
  • Chapati maison, boulette de sarrasin au herbes, pesto à la fleur d’ail, oignons égyptiens, menthe, coriandre et salade du jardin,
  • Confiture rhubarbe et citron
  • Fleurs d’ail marinés
  • Curry végé, tofu au suc de tamari, yogourt frais, coriandre et jus et zeste de lime
  • Grilled cheese avec le pain de Kamouraska, St paulin!


Première destination: Le champ d’ail à Bob au Nouveau-Brunswick!

Bob Landry (Robert de son prénom) est le père de Marc Landry, chef au Plaza à Montréal, avec qui nous avons déjà travaillés. Il cultive l’ail dans la ville de Baker Brook au N-B. Nous sommes arrivés pour  la saison de la fleur d’ail, c’est à dire vers la fin juin.
Dès la première journée de ceuillette, on a tout apprit!! Il faut cueillir la fleur d’ail lorsqu’elle atteint un pied:  » quand elle fait une boucle, elle est prête!! » Bob avait une petite paire de « pinces-ciseaux » et une grande poche avec le fond amovible. Mais nous nous sommes débrouillés avec nos ongles (on pince la fleur d’ail à la base de sa tige) et un sac accroché à notre ceinture.

" quand elle fait une boucle, elle est prête!!"

Les deux premières journées, nous avons ramassé 80 livres à chaque fois et la troisième 72…et il en reste encore!

Bob vent la fleur d’ail fraîche au marché du samedi a Edmunston, mais il la vend surtout transformée sous forme d’herbes salées, qu’il fait lui même. Nous l’avons aidé à réaliser ses pots et ensemble nous avons fait huit caisses de douze en quelques  heures…un record! De plus, comme Bob est végétalien, nous avons eu beaucoup de plaisir à s’échanger toutes sortes de recettes! Il nous a fait découvrir la « ploye »  (genre de galette de sarrasin), plat national des acadiens. On l’a mangée avec le végé-pâté maison à Bob, des herbes et des légumes râpés, un délice!! Nous on adore manger végé!!

TWIST DES CHEFS!!!

On a  voulu aller un peu plus loin avec le beau produit qu’est la fleur d’ail de Bob! Nous avons donc créé un pesto de fleur d’ail….Huummm!!! On a tous vraiment adoré! On a tellement aimé la recette qu’on a voulu la partager au grand public. On l’a donc standardisé et fait une grande quantité pour la mettre en pots massons. Puis on a offert le tout à Bob pour le remercier de nous avoir si bien accueilli, mais surtout pour qu’il puisse la vendre au marché. Et deviner quoi?? Le pesto c’est TOUT vendu dans la première heure!!! On était vraiment content!! Et comme nous voulons que vous puissiez vous aussi y goûter, voici la recette.

Bob nous a aussi amené chez son ami Adrien Émond, agriculteur bio dans la région. Adrien cultive dans trois serres et sur 3 hectares de terrain. Il travail toutes sortes de légumes: tomates anciennes, concombres, des variétés de laitues et fines herbes, aubergines et plusieurs autres légumes du potager. Il fait la vente au détail directement de chez-lui. Nos deux agriculteurs nous on expliqués qu’ils avaient beaucoup d’éducation à faire à la population locale en ce qui concerne la diversité des légumes et les autres bons produits de la terre. Par exemple, Adrien a dû faire des dégustations tomate cerise et feuille de basilic pour faire découvrir cette fine herbe!!!! Les gens ne connaisaient pas le « bâsil »!! Il doit aussi s’en tenir à la culture des légumes de bases, car les locaux achètent surtout les produits traditionnel. Ils préfèrent la tomate rouge et dure (sans grande saveur) au profit de la bonne tomate heirloom orange. Il y a quelques européens, magrhébins et asiatiques installés dans la régions qui apprécient ses légumes « anciens ».  Malgré l’abondance des pluies qui retardent plusieurs de ses cultures, Adrien s’en tire très bien avec ses serres!

Il nous a fait découvrir un côté très intéressant quant à la cerfication bio, même si cette année il a préféré ne pas aller la chercher (même s’il rencontre toute les normes): « Le prix monte à chaque année! La certification est passée de 250$ à 1200$ en quelque années seulement! La maison mère est en Saskatchewan où les terres agricole sont d’une centaine d’hectares, ce qui n’est pas la réalité de plusieurs petits producteurs ici ou au Québec. »

Après le travail….les vacances!!

Nous sommes partis le samedi de chez Bob en direction de la côte du N.-B.pour y faire du camping…

Mais la réalité est la suivante: les terrains de camping sont infestés de gros motorisés entassés les uns sur les autres.Vraiment pas ce qu’on cherchait. Rendu à Bathurst on a réussi à se trouver un spot de rêve sur le bord de la mer où nous avons planté notre tente pour la nuit.

Recettes gagnantes et découvertes de notre séjour au N.-B.: